#NCT04678362 #2024-516182-37-01
Cancer de la vessie / VES / urètre Phase 2

[TALASUR] TALazoparib et avelumab en traitement d'entretien du carcinome urothélial métastatique ou localement avancé sensible au platine

Mis à jour le 1 avr. 2026


L’objectif principal est de déterminer l’efficacité d’un traitement d’entretien associant le talazoparib et l’avelumab après une chimiothérapie à base de platine chez les patients atteints d’un carcinome urothélial localement avancé/métastatique.

Médicaments administrés

  • Talazoparib
    Le talazoparib est un inhibiteur des enzymes poly(ADP-ribose) polymérase (PARP), dont PARP, PARP1 et PARP2. Les enzymes PARP sont impliquées dans les voies de signalisation de réponse aux lésions de l’ADN cellulaire, comme la réparation de l’ADN, la transcription génétique et la mort cellulaire. Les inhibiteurs de PARP (PARPi) exercent des effets cytotoxiques sur les cellules cancéreuses grâce à 2 mécanismes : l’inhibition de l’activité catalytique de PARP et le piégeage de PARP, par lequel la protéine PARP liée à un PARPi ne se dissocie pas facilement d’une lésion de l’ADN, ce qui empêche la réparation, la réplication et la transcription de l’ADN entrainant ainsi l’apoptose et/ou la mort cellulaire. Le traitement de lignées de cellules cancéreuses présentant des anomalies de gènes de réparation de l’ADN par le talazoparib en monothérapie entraîne une augmentation du taux de γH2AX, marqueur de cassures de l’ADN double brin et provoque une diminution de la prolifération cellulaire et une augmentation de l’apoptose. L’activité anti-tumorale du talazoparib a aussi été observée dans un modèle de xénogreffe du cancer du sein avec BRCA muté dérivée de patient (PDX) dans lequel le patient avait précédemment reçu un traitement à base de platine. Dans ce modèle PDX, le talazoparib a réduit la croissance tumorale et a augmenté le taux de γH2AX et l’apoptose dans les tumeurs
  • Avélumab
    Avélumab est un anticorps monoclonal humain de type immunoglobuline G1 (IgG1) dirigé contre le ligand de la protéine de mort programmée 1 (PD-L1). Avélumab se lie au PD-L1 et bloque l’interaction entre le PD-L1 et ses récepteurs, PD-1 et B7.1. Cela conduit à la suppression des effets inhibiteurs du PD-L1 sur les lymphocytes T CD8+ cytotoxiques, rétablissant ainsi les réponses anti-tumorales des lymphocytes T. Il a été montré qu’avélumab induisait aussi une lyse directe des cellules tumorales par les cellules Natural Killer (NK) via la cytotoxicité à médiation cellulaire dépendante des anticorps (ADCC).

Description des bras de traitement

Talazoparib+avelumab (EXPÉRIMENTAL) : Talazoparib par voie orale à 1 mg par jour (0,75 mg en cas d’insuffisance rénale légère) en cycles de 28 jours plus avelumab 800 mg IV le jour 1 et le jour 15 de chaque cycle de 28 jours ; le traitement d’entretien expérimental a été poursuivi jusqu’à progression ou toxicité inacceptable.

Critères d'inclusion

  • Une dose minimale de carboplatine AUC 4,5 est requise pour être comptabilisée dans 1 cycle.
  • Diagnostic histologiquement confirmé de carcinome urothélial du bassinet, de l'uretère (voies urinaires supérieures), de la vessie ou de l'urètre. Les carcinomes transitionnels et les carcinomes mixtes transitionnels/non transitionnels sont acceptés, mais le carcinome transitionnel doit être prédominant.
  • Maladie documentée de stade IV (T4b, N0, M0 ; tout T, N1-N3, M0 ; tout T, tout N, M1) non candidate à un traitement curatif par chirurgie ou radiothérapie au début de la chimiothérapie de première ligne à base de platine.
  • Le patient doit avoir terminé, avant son inclusion, une polychimiothérapie à base de platine (cisplatine ou carboplatine) pendant au moins 4 cycles (jusqu'à 6 cycles maximum) et présenter une stabilisation de la maladie, une réponse partielle (RP) ou une réponse complète (RC) à la chimiothérapie, selon les critères RECIST 1.1.
  • Une dose minimale de 55 mg/m² de cisplatine est requise pour être comptabilisée dans 1 cycle.
  • La chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante est autorisée (avec un délai d'au moins 12 mois entre la dernière dose de chimiothérapie néoadjuvante ou adjuvante et la rechute).

Critères d'exclusion

  • Patient n'ayant jamais reçu de chimiothérapie à base de sel de platine (cisplatine ou carboplatine) pour un carcinome urothélial avancé/métastatique
  • Patient ayant déjà reçu plus d'une ligne de chimiothérapie pour un carcinome urothélial avancé/métastatique
  • Patient dont la maladie a progressé selon les critères RECIST v1.1 après une chimiothérapie de première ligne à base de platine pour un carcinome urothélial. Le cancer ne doit pas être en phase de progression au moment de l'inclusion.
  • Patient présentant des métastases connues du SNC et/ou une méningite carcinomateuse
  • Tout traitement antérieur par un inhibiteur de PARP ou toute immunothérapie (par exemple, anti-CTLA-4 ou anti-PDL1/PD1)
Pathologies requises
Cancer de la vessie / VES / urètre
Types histologiques requis
Cancer de la vessie invasif Cancer des voies excrétrices supérieures Cancer de l’urètre
Sous-types histologique requis
Carcinome urothélial Autre
Stade requis
Localement avancé Métastatique
Nombre de lignes de traitement précédentes requises pour le stade actuel de la maladie
Aucune
Précédents traitements au stade avancé ou métastatique requis
Chimiothérapie
Précédents traitements au stade avancé ou métastatique exclus
Immunothérapie Thérapie ciblée
ECOG Maximum
2 - Mobile et capable de s'occuper de lui-même pou...
Âge minimum
18

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